REBÂTI SUR LE ROC!

Publié le 19 février 2026 à 16:50

"Nous savons d'ailleurs d'ailleurs que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son éternel dessein" (Romains 8-28)

Je m’appelle Yann et je vis en Belgique.

J’ai longtemps été une personne très terre à terre, qui avait besoin de logique pour expliquer tout ce que je vivais, traversais et tout ce qui m’entourait. Pour moi, chaque situation devait avoir une cause visible, rationnelle et maîtrisable.

Ma mère, elle, voyait plus loin. Elle me parlait de combats spirituels, de choses invisibles mais pourtant bien réelles. Elle me demandait souvent de prier. Je ne prenais pas cela au sérieux. Je lui répondais simplement :
« Tant que je réussis à l’école, que je ne fais pas de bêtises et que je reste loin des ennuis, je ne vois pas ce qui pourrait mal se passer pour moi. »

Elle insistait et m’emmenait même à l’église. Mais j’y étais physiquement absent. Je m’endormais pendant les cultes, je ne m’impliquais pas. Je croyais en Dieu, oui… mais pas de cette manière-là. Pas avec conviction, pas avec une foi vivante.


Les épreuves qui ont commencé à ébranler mes certitudes

Puis les difficultés ont commencé à s’enchaîner dans nos vies. Et comme toujours, j’y ai fait face avec mes propres forces, mon intelligence, ma capacité à m’adapter. C’était difficile, mais pas encore assez pour me briser. Pas assez pour me faire lâcher prise. Au fond de moi, j’en voulais même un peu au Seigneur de nous laisser traverser autant d’épreuves.

Pourtant, la Bible dit :

« Mon fils, ne méprise pas la correction de l'Éternel et ne sois pas dégoûté lorsqu'il te reprend, car l'Éternel reprend celui qu'il aime, comme un père l'enfant qu'il chérit. » (Proverbes 3 : 11-12)

Un jour, j’ai été dépossédé de tout ce que je pensais ne jamais perdre. Sans explication claire ni logique. Mes journées sont devenues vides de sens, sans direction, sans intérêt.

Et pourtant, extérieurement, tout semblait “bien” : je réussissais à l’école, je restais loin des dangers, j’accumulais les diplômes.
Mais un jour, j’ai reçu une notification : ma carte de séjour ne serait pas renouvelée.
Motif : je ne travaillais pas, malgré mes études, parfois même dans des écoles privées.

Autour de moi, d’autres étrangers faisaient exactement la même chose, sans rencontrer de problème. Pourquoi moi ? Je ne voyais là qu’une profonde injustice.

Ma mère continuait de me dire : « Rien de tout ça n’est normal. Tu dois prier. Tu dois te rapprocher de Dieu. »

Mais je n’ai rien fait de tout cela. J’ai encore essayé de régler la situation par mes propres moyens. Mais aucun résultat.

Aujourd’hui, je comprends que le Seigneur voyait mes efforts, ma détermination, mais je n’étais pas prêt. Je construisais sur le sable, et non sur le roc. (Matthieu 7 : 24-27)

Mon ego était encore trop présent. Et la patience, au cœur de toutes ces épreuves, était le feu destiné à consumer cet ego.

Cette rencontre avec mon père qui a tout restauré

Puis un jour, après une énième invitation à l’église de mon oncle, j’y suis allé. Et ce jour-là, j’ai rencontré Dieu. Pas une religion. Pas un discours. Juste Dieu.

Depuis ce jour, j’ai continué à y aller, et tout autour de moi a commencé à changer. C’est comme si Dieu avait envoyé des anges protecteurs sous forme humaine. Des personnes qui me soutenaient moralement, qui m’accompagnaient, qui m’aidaient à restaurer ma relation avec Christ. Tout ce que j’entreprenais semblait enfin porter du fruit.

J’ai compris que je devais d’abord être entièrement détruit pour être façonné selon la volonté du Seigneur. J’ai appris à Lui faire confiance sans chercher à tout rationaliser.
Car la foi n’obéit pas à la logique humaine. Dieu est le Dieu de l’impossible. (Luc 1 : 37)

Avant, je priais sans conviction. Par habitude. Pour me dire que j’avais “tout essayé” au final.

Mais j’ai compris quelque chose de fondamental : la longueur d’une prière, ou le nombre d’années passées à demander quelque chose, n’ont aucune valeur aux yeux de Dieu. Ce qui compte, c’est la foi.

La foi est la seule unité de mesure qui relie le temps de Dieu au nôtre.

C’est pour cela que Jésus ne disait pas : « Ta prière t’a sauvé », mais bien : « Ta foi t’a sauvé. » (Marc 5 : 34)

Comme cette femme qui souffrait de pertes de sang depuis douze ans. Elle avait certainement prié, consulté des médecins, espéré et pleuré. Mais tout a changé en un seul instant : le moment où elle a fait un pas de foi. Toucher le bord du vêtement de Jésus, avec la conviction qu’en le faisant, elle serait guérie. Et elle le fut. Par sa foi.

C’est avec cette conviction nouvelle que j’ai demandé le baptême.
Et tout ce que j’avais perdu m’a été rendu au centuple. (Joël 2 : 25)

Aujourd’hui, je suis sur le point de signer un contrat de travail, de signer un nouveau bail et de finaliser mon permis de conduire.

Tout ce que j’ai eu à faire, c’est apprendre à aller vers mon Père, comme l’enfant que je suis à Ses yeux, lui soumettre mes problèmes, faire ma part et Le laisser agir.

« Confie-toi en l'Éternel de tout ton cœur et ne t'appuie pas sur ton intelligence ! Reconnais-le dans toutes tes voies et il rendra tes sentiers droits. » (Proverbes 3 : 5-6)

« Si donc, mauvais comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, votre Père céleste donnera d'autant plus volontiers de bonnes choses à ceux qui les lui demandent. » (Matthieu 7 : 11).

 

Aujourd’hui, je peux affirmer avec assurance que tout ce que j’ai traversé n’était pas une fin, mais un chemin. Un chemin qui m’a conduit à une foi vivante et à une relation réelle avec mon Père.

Je Le remercie d’avoir laissé une trace de sa Gloire dans ma vie.

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Commentaires

Ray-Lee
il y a 2 jours

Très beau témoignage. Très puissant et édifiant. Laissons l'architecte de notre vie la bâtir, peu importe le temps, Il finira.

Dorine kotto moudio Epse Mbappe
il y a 2 jours

Amenooo, gloire à Dieu, c est la foi qui notre guide, qui nous fortifie. Crois en Jésus Christ et tu seras sauvé.